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Une lumière au bout du tunnel?

Catégorie: Divers
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Après dix années de gouvernement Harper, les résultats des élections fédérales du 19 octobre dernier nous font frétiller d’espoir. Avons-nous raison? Nous le croyons, puisque les précédents gouvernements libéraux ont toujours compris la valeur de la Culture pour notre société et ont su l’appuyer.

Nos nouveaux interlocuteurs nous verront arriver avec nos gros sabots – ils les ont d’ailleurs déjà vus, nos sabots, la semaine dernière, alors que nous étions invités aux consultations annuelles à Ottawa, avec les représentants de Patrimoine canadien, du Conseil des Arts du Canada et de Livres Canada Books.

Au cours de la dernière décennie, nous en avons mené des batailles (n’est-ce pas Aline?). Nous n’avons jamais baissé les bras dans nos revendications auprès du gouvernement conservateur, malgré les nombreuses rebuffades. Maintenant, nous sommes en droit d’être optimistes et de croire que nous serons entendus.

Nous souhaitons redevenir les partenaires de nos interlocuteurs fédéraux, comme c’était le cas auparavant. Lorsque nous sommes consultés comme association, les décisions prises, les remaniements et les changements aux critères des programmes sont souvent plus appropriés. De plus, certaines « anomalies », comme celle d’exiger que des remerciements dans les livres soient écrits dans une langue autre que celle des lecteurs, ont des chances de ne pas survenir – et peut-être même de disparaître aussi rapidement qu’elles sont arrivées. Qui sait?

Nous ne raterons pas l’occasion de souligner les aberrations contenues dans la nouvelle loi sur le droit d’auteur qui mettent en péril la protection de celui-ci ainsi que toute la chaîne de création, donnant au Canada une très mauvaise réputation au plan international.

De façon plus large, nous espérons que la vision et la volonté de ce gouvernement favoriseront le rayonnement et la vente du livre canadien; d’abord sur notre propre marché, où nous faisons face à des défis importants relatifs à la concurrence, à la concentration, aux nouvelles technologies et à la diminution du nombre de lecteurs, ainsi qu’à l’international, alors que nous avons besoin d’élargir nos marchés pour encourager une grande créativité et assurer un développement éditorial de qualité et diversifié. Je pense, entre autres, à des moyens pour favoriser la lecture, à des outils (données, statistiques) pour bien mesurer les résultats du marché et à des programmes de subvention à la traduction plus universels, etc.

Il est enfin temps que le livre soit reconnu à sa juste valeur pour l’outil merveilleux qu’il est, permettant l’acquisition de connaissances, le développement et l’épanouissement humain, le plaisir et le divertissement, le tout, dans une technologie qui a fait ses preuves depuis plus de 500 ans! 

Alors, monsieur-le-premier-ministre-qui-incarne-le-changement-et-sur-qui-tout-le-monde-a-des-attentes, avons-nous raison d’espérer?

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