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Une histoire d’amour

3 mars 2015, par
Catégorie: Divers
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Cette semaine, le Québec et la Belgique ont confirmé une longue relation d’amitié à travers la littérature. Alors qu’à la fermeture de la 45e foire du livre de Bruxelles les organisateurs annonçaient une baisse de fréquentation, le stand du Québec n’a, pour sa part, jamais été aussi achalandé. Pour citer Richard Prieur, directeur général de l’ANEL, « il ne nous restera bientôt plus que les tapis à vendre ! »

Tout cet engouement pour nos auteurs et nos livres n’est pourtant pas spontané. Nous récoltons des années de travail de diffusion et de médiation. Si plusieurs flâneurs découvraient la richesse de notre production éditoriale, beaucoup arrivaient en connaisseurs, heureux de mettre la main sur le dernier ouvrage de leur auteur fétiche. La littérature québécoise a définitivement laissé son étiquette folklorique et de terroir pour s’inscrire dans la modernité.

Les essais politiques n’étaient pas en reste. Le bouillonnement des idées et de notre société trouve un écho dans les rues de Bruxelles, et les auteurs présents savaient comment transmettre leurs idées et leur passion.

Mais, le plus important dans cette foire du livre est peut-être le lien permanent qui est maintenant mis en place à la librairie TULITU, rue de Flandre. Le défi relevé par les deux libraires, Ariane et Dominique, était gigantesque. En quelques mois, elles ont réussi à ouvrir un lieu extraordinaire faisant le lien entre la littérature québécoise et internationale. Ce petit local est déjà devenu un grand incontournable de Bruxelles. Pendant toute la semaine s’y sont déroulés causeries, lancements et exposition, séances de signature, et évidemment cocktails, avec l’idée de brasser le Québec et la Belgique. Pari tenu ! Une brilante démonstration de ce que doit être une librairie.

J’adresserai le mot de la fin à notre ministre de la Culture, Mme David, qui a vu par elle-même que les liens entre deux nations naissent avant tout d’un désir de connaître nos différences, et que rien de mieux que la culture ne peut combler ce désir. Le Québec a maintenant une littérature forte, portée par des auteurs talentueux, des éditeurs ambitieux et des libraires professionnels et dévoués. Madame la ministre, tout ceci est fragile. Notre gouvernement, dans un souci de performance, pourrait être tenté de réduire son support à un secteur qu’il ne juge jamais essentiel. Et qui, pourtant, est au cœur de notre raison d’être. J’espère que vous prendrez la défense du livre à cœur avec le même enthousiasme que toutes les personnes qui étaient présentes à Bruxelles.

 

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