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Silence radio

Catégorie: Divers
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Depuis l’automne, sans parler strictement de « silence radio » de Québec, on peut dire que le signal en provenance de la capitale a été plutôt faible. Malgré nos démarches, nous ne pouvons que déplorer l’inaction, l’apathie ou la lenteur du gouvernement dans la plupart des dossiers qui nous intéressent : la nouvelle politique culturelle, la révision de la Loi 51, les allégements au crédit d’impôt, les mesures permettant d’obtenir des données complètes et fiables sur les ventes de livres en librairie, l’absence de représentants de l’État à l’événement international le plus important de la décennie, le Salon du livre et de la presse de Genève. Alors que le marché du livre au Québec et au Canada français ne se porte pas particulièrement bien, nos éditeurs se démènent et innovent, mais nos gouvernants se comportent comme si la Culture et le livre étaient des secteurs très secondaires. Pendant ce temps-là, dans l’Hexagone… on élit un président qui a écrit des livres; on nomme une ministre de la Culture qui a été éditrice; neuf auteurs entrent au gouvernement. Lorsqu’on dit qu’il y a de grandes différences culturelles entre le Québec et la France, c’est franchement évident sur ce plan.

Tout n’est pas noir, heureusement, car du côté de l’exportation et des percées à l’international, nous avons été honorés et avons connu plusieurs succès de vente : notons le Salon du livre et de la presse de Genève, le Salon du livre de Bruxelles qui a mis Montréal en vedette, le Congrès des Bibliothécaires de France, le Salon de Casablanca, le Marché de la Poésie en 2018 et le Canada, invité d’honneur à Francfort 2020.

Je souhaite à nos politiciens de passer de bonnes vacances cet été afin qu’ils nous reviennent en forme et inspirés pour qu’ils comprennent à quel point notre industrie est un des moteurs du développement économique d’un pays et qu’elle est au cœur de notre identité nationale, deux aspects qui devraient normalement intéresser un gouvernement.

D’autre part, sur une note un peu plus ludique, nous célébrons cette année le 25e anniversaire de la création de l’ANEL. Prenez quelques minutes cet été pour réfléchir à tout le chemin que vous avez parcouru, vous et votre maison d’édition ainsi que le milieu du livre depuis 1992. À l’occasion de notre assemblée générale annuelle de septembre, nous en profiterons pour faire le point sur ce que nous avons accompli ensemble depuis ce temps et pour réfléchir à notre avenir. Peut-être ainsi arriverons-nous à faire assez de bruit pour résonner jusqu’à la Capitale.

 

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