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Réseaux sociaux et groupes d’âge : entre concentration et diversité

Catégorie: Divers
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Un bon ami, Clément pour ne pas le nommer, a récemment publié sur Facebook un lien[1] vers une étude réalisée par Stephen Wolfram, un chercheur émérite et auteur scientifique de renommée. Outre de nombreux autres éléments fort intéressants traités par ladite étude, on peut y découvrir une section présentant l’âge des « amis » faisant partie du réseau facebookien d’un individu selon l’âge de l’individu en question.

Cette section est très intéressante, non seulement au regard des données elles-mêmes, mais aussi – et surtout – , en matière de stratégie de communication pour les éditeurs utilisant les médias sociaux. On y apprend en fait que plus un individu prend de l’âge, plus son réseau d’« amis » présente une diversité de tranches d’âge. Ainsi, les personnes dans la vingtaine sont très majoritairement réseautées à des gens du même âge, les trentenaires présentent des réseaux composés en grande partie d’une population de moins de 40 ans, et de la même manière, les cinquantenaires et générations plus âgées sont réseautés à des populations de différents groupes d’âge où les « amis » de même âge représentent tout de même une proportion légèrement plus importante par rapport aux autres groupes.

Le fait qu’un individu soit de plus en plus réseauté de façon diversifiée au fil de sa vie relève, me direz-vous, du sens commun. Qui plus est, le fait que les jeunes soient davantage réseautés avec des gens du même groupe d’âge qu’eux émane, me direz-vous également, du bon sens. Mais la question qu’on est en droit de se poser à ces égards est la suivante : le réseau développé sur Facebook, et donc dans le monde virtuel, est-il similaire à celui du monde réel ? Dans l’affirmative, les données publiées par l’étude de Booknet[2] en matière de sources d’information pour l’achat de livres prennent un sens additionnel.

En effet, l’étude suggère que 12 % des consommateurs ont été mis au fait d’un livre en particulier par la recommandation d’un ami ou d’un parent (contre 18 % par la découverte en magasin). Ainsi, plus d’une personne sur 10 aura procédé à l’achat d’un livre suite à la recommandation d’un ami/parent, ce qui est non négligeable et constitue le deuxième prescripteur en importance.

Sachant cela, il importe de considérer le fait que les réseaux d’amis sont constitués différemment selon le groupe d’âge d’appartenance de l’individu en question, et que la stratégie de communication, virtuelle ou traditionnelle, devrait en tenir compte.


[2] The Canadiena Book Consumer 2012 : Book-Buying Behavior in Canada, January to June 2012, Booknet Canada 2012.

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