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Pour en finir avec le E-single

Catégorie: Divers

Mon dernier article, « L’hybridation des industries culturelles et des communications : entre menace et occasion » ayant suscité intérêts et questionnements, on m’a demandé d’en rajouter, de taper davantage sur le clou histoire de répondre à cette montée en curiosité. Je me propose donc de vous présenter quelques exemples de ce qu’un éditeur pourrait tirer de ce nouveau format issu de l’hybridation des industries culturelles et des communications.

Avant toute chose, plusieurs m’auront questionné sur l’origine du terme E-Single. C’est à l’industrie de la musique que l’on doit l’origine du concept : à l’époque, on produisait un « Single », c’est-à-dire un disque ne présentant qu’une seule chanson (un 45 tours, pour ceux qui ont mon âge), celui-ci ayant pour objectif le test d’un marché ou la promotion d’un artiste, notamment auprès des stations de radio. Le « Single » était donc le plus souvent l’échantillon d’un album (le 33 tour). Le E-Single est donc au livre numérique ce que le 45 tours était à la musique : une œuvre courte, ou l’échantillon d’une œuvre. 

Le E-Single est un format tout à fait prédestiné à ce que nos voisins nomment le Non Fiction, c’est-à-dire les essais et documents, mais il peut également faire bon marriage avec le genre littéraire de la nouvelle.

Ces jours-ci, l’on pourrait aisément imaginer un E-Single présentant la synthèse du Sommet sur l’enseignement supérieur ; un autre sur les modèles de voiture les plus économiques du printemps 2013, un autre proposant une (courte !) biographie de Justin Trudeau, ou encore un E-Single sur les séries éliminatoires de la LNH qui pointent déjà le nez. On pourrait également imaginer un E-Single présentant une nouvelle de Foglia (à vélo, bien sûr !), une brève fiction de Josée Blanchette, ou encore un florilège des premiers chapitres des titres de la rentrée prochaine d’un éditeur donné.

Les idées sont nombreuses, mais les impératifs également : le nombre de mots ne doit pas dépasser les 20 000 (la moyenne est de 10 000 mots) ; le prix ne doit pas dépasser les 5,00$ (la moyenne semble être de 2,00$) ; et enfin, l’accès à une base de données de consommateurs (les abonnés d’un quotidien ou d’une publication, par exemple) facilite GRANDEMENT la commercialisation du E-Single.

Le phénomène du E-Single se développe rapidement chez nos voisins : l’occasion reste à saisir chez nous. Qui de l’industrie du livre et de celle des communications fera tourner les têtes (45 fois) ce prochain printemps ?

 

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