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Perles d’Haïti

Catégorie: Divers
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Elles achèvent, ces Rencontres québécoises en Haïti, auxquelles j’ai eu la chance de participer pendant quelques jours. Rencontres de la maturité, entre deux peuples qui partagent un lien unique avec la langue française, deux sociétés que les méandres de l’histoire ont rapprochées. Intellectuels, écrivains, éditeurs et professionnels du livre ont partagé leur passion pour le livre et la lecture. Des moments de rire, d’écoute, de dialogue et de larmes. L’émotion ne se décrit pas, elle se dit.

Voici, glanées au gré des rencontres et des déplacements, quelques perles notées au passage.

  • Le douanier à l’arrivée à Port-au-Prince : « Combien de temps? » – « Cinq jours ». « Mais c’est bien trop court! »
  • Dany Laferrière à l’inauguration des Rencontres, présentant les membres de la délégation québécoise : « Eh, les gars! Ce sont des écrivaines, pas des fiancées! »
  • Inscription décorative sur un TapTap croisé dans la ville : « lavi se difisil ». On ne peut plus vrai…
  • Conversation avec le jeune prodige écrivain James Noël, au sujet de son année de résidence d’écrivain à la Villa Médicis (Rome) : « Un musicien résident m’a avoué un jour être complètement stérilisé par le poids de l’histoire des célébrités qui l’ont précédé à la Villa au fil du temps. Je lui ai dit, sors! Va faire autre chose. Va baiser, ça va te faire du bien! »
  • Injonction affichée à la porte d’une bibliothèque : « Armes interdites »
  • « Prestige ». Nom de la bière nationale.
  • À la fin d’une conversation sur son portable, Rodney St-Éloi : « C’était ma cousine. – Mais tu n’as que des cousines! – Non, qu’il me répond, toi, t’es mon cousin! »
  • Une jeune femme se présente à moi : « Vanessa, Jean-François – Oui, c’est bien moi – Non, qu’elle me dit : Jean-François, c’est mon nom de famille! »
  • Frankétienne, au terme de son allocution devant notre délégation réunie chez lui : « Ne vous inquiétez pas pour Haïti. Inquiétez-vous pour l’avenir du monde !»

Et puis, cette dernière, qui m’habite depuis mon départ. Jean-Yves, notre chauffeur et ange gardien, qui me demande sur la route de l’aéroport : « Tu reviens dans trois mois… dans six mois… quand? » Oui, Jean-Yves, je reviendrai. Promis.

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