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Catégorie: Divers
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Quelques réflexions en vrac au lendemain de l’annonce faite par le ministre de la Culture du dépôt en début d’année prochaine d’un projet de loi encadrant le prix du livre neuf, papier et numérique, et d’une inclusion du livre numérique dans la Loi 51.

  • Je me suis trompé, je l’avoue. Tous les signes avant-coureur étaient à l’effet que le ministre choisirait de venir en aide au milieu sans passer par un encadrement législatif du prix du livre. Sur le contenu de l’annonce, j’ai eu tout faux.
  • Je me suis certes trompé sur la teneur mais pas du tout sur le calendrier. Dans ce dossier, et depuis sa nomination, le ministre se dépêche lentement. Certes, le cheminement des dossiers à travers la filière de l’Exécutif est laborieux par essence. Mais il y a des limites. Il a fallu attendre les dernières heures de la session avant la pause estivale en juin pour que soit convoquée la commission parlementaire annoncée neuf mois plus tôt par la Première Ministre dans son discours inaugural. Il a encore fallu attendre les dernières heures des travaux parlementaires avant le congé des Fêtes pour entendre hier la position ministérielle, dix jours après la date limite pour le dépôt en Chambre des projets législatifs pour un début de travaux avant la fin de l’année. Il faudra attendre le retour des députés en février pour assister au dépôt d’un projet de loi dont on connaît les intentions, pas le texte.
  • Le gouvernement est minoritaire. Il ne peut faire adopter un projet de loi sans l’accord de partis d’opposition. La CAQ ayant annoncé ses couleurs avant même d’avoir entendu le débat, il reste le Parti libéral. S’il y a accord ou compromis entre le parti gouvernemental et la première opposition, la loi pourrait voir le jour dans les quelques semaines qui précèderont une très probable campagne électorale.

Sinon, la déclaration ministérielle du 2 décembre pourrait rester ce qu’elle est jusqu’à nouvel ordre : une déclaration politique. Dans quelques semaines, on verra si ça se transforme en matériau électoral.

(Les opinions exprimées sur les blogues de anel.qc.ca sont celles de leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement l’opinion de l’Association nationale des éditeurs de livres ou de sa direction. Soucieuse de la libre opinion, l’ANEL ne corrige pas les affirmations ou déclarations des auteurs indépendants ou des commentaires qu’elles suscitent. Elle s’assure cependant que le ton des textes et commentaires demeure en tout temps respectueux.)

 

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