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L’économie : une affaire de démocratie

Catégorie: Divers
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- 30% des nouvelles qui ont circulé l’an dernier, toutes plateformes confondues, pivotaient autour de la peur (selon Influence Communication).

- Les présidentielles américaines se sont jouées sur les émotions, pas sur les enjeux politiques.

Ces deux seuls faits ont de quoi laisser songeur car, si l’instinct permet de survivre, seule la raison donne de vivre vraiment. Sans quoi la condition humaine en serait encore à l’âge de pierre.

Trois grands instruments sont à la disposition de l’intelligence collective pour grandir en humanité: l’histoire, la science et l’économie. Or, c’est précisément sur ces trois fronts que notre littératie est en grave déficit. La profondeur historique, pour arriver à définir ce que nous sommes vraiment. La science, pour quitter l’illusion et construire un avenir réel. L’économie, pour offrir à chacun de quoi s’épanouir et être heureux. Ne pas entrer dans la compréhension de ces trois grands chapitres de la culture, c’est risquer de tomber dans les chausse-trappes de la démagogie, du décrochage social et du chacun-pour-soi.

Collectivement, notre rapport à l’économie est ambigu, mais il évolue. Il n’en reste pas moins que cet univers apparaît lointain et nébuleux à nombre de gens. Et pour cause. La financiarisation d’une partie de l’économie a créé un écosystème dont les règles autoproclamées échappent au commun des mortels. Le libéralisme, seul modèle triomphant depuis 25 ans, ne tient pas ses promesses d’éradiquer la pauvreté, peu s’en faut. L’élévation du niveau de vie des classes moyennes a un prix humain, environnemental et social.

Devant tant de complexité, la tentation de baisser les bras n’est jamais loin.

Cela étant, ce numéro de Collections témoigne de la riche contribution des auteurs d’ici à un effort pédagogique remarquable pour rattraper notre retard en littératie économique. Le fait qu’un nombre appréciable des livres présentés ici connaissent un succès indéniable est un bon indice de la motivation citoyenne à se prendre en main.

C’est une bonne nouvelle. En définitive, l’économie n’est pas qu’une question de sous. C’est avant tout une affaire de démocratie.

Ce texte a été publié dans Collections, vol. 4, numéro 1, février 2017

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