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Cent fois sur le métier

Catégorie: Divers
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Les Rendez-vous d’histoire à Blois ont été riches en rencontres et en découvertes pour moi encore cette année. J’avais la chance d’enchaîner tout de suite sur une formation à Paris offerte par l’Asfored: le métier d’éditeur.

La secrétaire qui avait pris en compte mon inscription et la formatrice avaient quelques appréhensions. Elles craignaient que je sois trop qualifiée par rapport au niveau du cours (il y a bientôt 11 ans que je suis éditrice) et que j’en ressorte déçue. Mais j’avais confiance d’en tirer profit. Ma philosophie par rapport à mon travail est la suivante: toujours me questionner, chercher à faire mieux et plus efficacement, réévaluer, me comparer, aller chercher un ou deux trucs. Je n’hésite pas non plus à revenir à la base. Cette formation m’en donnait l’occasion.

J’en suis ressortie avec la confirmation de certitudes et de nouvelles connaissances. Je sais enfin de quoi on parle quand on réfère à un chef de fab ou à un BAT! J’ai pu m’attarder à des choses fondamentales. Quel est le sens du mot éditeur? J’ai appris qu’il vient du mot latin edere, qui renvoie au fait de rendre public. La formatrice Laura Stioui a ensuite donné une définition que je pressentais intuitivement sans avoir pris le temps de m’y arrêter: «Éditeur désigne à la fois les personnes qui assurent l’édition des ouvrages et les chefs d’entreprises éditoriales. En anglais, deux mots permettent de distinguer les premières (editors) des secondes (publishers)».

Bien sûr, chaque maison a sa propre logique où toute une palette de métiers peut être représentée (éditeur, directeur éditorial, directeur littéraire, directeur de collection, assistant d’édition, lecteur-correcteur, documentaliste, directeur artistique, maquettiste ou graphiste, attaché de presse, directeur commercial, responsable des droits étrangers). C’est ce que madame Stioui a d’abord présenté avant d’enchaîner sur la construction du programme éditorial, le rôle de l’éditeur et les étapes éditoriales.

J’en retiens, entre autres, un élément que je vais appliquer à l’avenir: indiquer le nombre de mots dans le contrat des manuscrits acceptés. Par contre, par souci d’efficacité, je ne vois pas la nécessité de proposer trois couvertures très travaillées à chaque auteur. Cela représenterait une énorme charge de travail. Comme on apprend aussi par l’erreur, sa présentation d’un cas où la réalisation d’une maquette de couverture a posé problème était particulièrement parlante.

Mon deuxième objectif était de mieux connaître le marché français qui a une telle influence sur le nôtre. Nous avons été comblés en chiffres notamment sur les titres les plus vendus, les tirages, les ventes en ligne en plus d’avoir un portrait détaillé des pratiques de lecture et des grands groupes français.

Enfin, je tiens à souligner la qualité de l’enseignement de madame Stioui. Elle est une excellente pédagogue (ce n’est pas évident d’expliquer le point mort par exemple à des non-initiés) en plus d’être généreuse de son expérience. C’est pour moi le début de plusieurs autres formations à l’Asfored. Mais pas besoin nécessairement d’aller en France. L’ANEL en offre plusieurs de haut niveau (ceci n’est pas une publicité payée par l’Association). J’invite fortement mes collègues à s’y inscrire. Je ne cesserai pas de dire à quel point on en ressort grandi.

1 commentaire

  1. Asfored

    Nous avons été ravis de découvrir votre billet et vous remercions de ce retour d’expérience sincère et constructif. Effectivement, nous tenons à personnaliser au mieux les relations avec les participants à nos formations afin d’être sûr qu’elles correspondent bien à leurs attentes.
    Et oui, on ressort grandi, plus sûr de soi et prêt à faire évoluer son activité d’un échange d’expériences professionnelles qui sont le propre de nos formations. :)

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